Civilisations

01 - Organisations majeures :

Le Creuset est peuplé de nombreuses organisations intelligentes, notamment de 5 Nations majeures installées dans 5 régions spécifiques du monde où elles étendent leurs sphères d’influence. Chaque Nation s’est construit selon un modèle propre, portée par des valeurs et une culture uniques, et de ce fait a un rapport au Creuset et à la Nature qui l’environne distinct des autres Nations.

En bref :

NationCaractèreGroupes SociauxSymbole
SavinIntellectuel, Chercheur, ProsélyteInstituts, AcadémiesJaune, Serpent, Chat/Guépard
RaknariensElitiste, Egalitaire, SuperstitieuxCorporations, FamillesMarron, Castor, Mouflon
PhareolsEntreprenant, Audacieux, LibérauxEquipages, ComptoirsBleu, Dauphin, Phoque
JapanankaRitualisé, Solidaire, HumbleTribusVert, Grenouille, Singe
CheemaniNomade, Combattif, FierClans, MentorsRouge, Coyote, Cheval, Bison
AcadémiePédagogue, Mesuré,-Violet, Corbeau, Chouette
  • les Phareols : intrépides, audacieux et entreprenants, respectent la Nature et ses défis, méprisent le protectionnisme et l’accumulation, et tiennent à leur liberté d’action (Far West, Sparte)
  • Les Japananka : le code et la tradition protègent le groupe, celui qui l’enfreint subit exil. Les leaders sont résilients, astucieux, protecteurs, survivants (Fremen)
  • les Raknariens : travail et exigence, méritocratique et élitiste, marchands et artisans qui exploitent la Nature tout en la craignant, superstitieux (Japon/Allemagne industrielle)
  • Les Cheemani : nomades organisés en clans, vénérant la force et la létalité, survivant par le conflit dans un écosystème dur et pauvre en ressources (indiens d’Amérique)
  • Les Savin-Chin : villes bariolées, vie culturelle intense, Sourcellerie centrale et révérée, hypocrisie d’un passé harmonieux pour justifier une décadence
  • Les Savin-Mei : discrets, distants, rôdeurs mystérieux mais reconnus efficaces et respectés
AxeSavinRaknarakPhareolJapanankaCheemaniAcadémie
01 Survie - DisponibilitéElevéeElevéeElevéeElevéeFaible
01 Survie - StabilitéPrévisible (cyclique)PrévisibleImprévisiblePrévisiblePrévisible (cyclique)
01 Survie - AccessibilitéLocaliséeDispersée, difficileDisperséeHomogène, mais dangereuxDispersée
02 Orga - RégulationCadre mais EmergentNormatifEmergentRitualisé, NormatifEmergent
02 Orga - DépendanceAutonomie des individusInterdépendance forteAutonomie des individusInterdépendance forteAutonomie de clans
02 Orga - Dangerclivage Anticipation / RéactionAnticipationRéactionAnticipationRéaction
03 Sens - InfluenceInterventionclivage Intervention / LimitationInterventionLimitationIntervention
03 Sens - ChaosRéductionRéductionAcceptationAcceptationAcceptation
03 Sens - Vivantclivage Sacré / FonctionnelFonctionnelFonctionnelSacréFonctionnel

Savin :

Le désert de Oateb-Ankh s’impose au Sud du Creuset, uniquement dérangé par le fleuve Lin qui le traverse depuis l’extrême Sud, dans les montagnes Houseki, jusqu’à rejoindre le Damballa au cœur du Nangala. Les Savin y ont élu domicile, profitant de ses berges et de ses crues pour petit à petit se développer au sein d’un biome sans pitié ni confort. Ils fondèrent leur Capitale Vitalis dans le cratère effondré d’un volcan particulièrement meurtrier des 5 Purgat, au lieu même où se signa la Concorde du Creuset. Initialement animés de la volonté de perpétuer une forme de pénitence et de devoir de mémoire, cette société s’est lentement mais sûrement développée. Contrairement aux autres peuples, l’aridité de son environnement en fit sa force, limitant la transformation que vivait le Creuset, réduisant l’adversité qui partout ailleurs se développait alors que des Bêtes-Esprits apparaissaient. Initialement isolés dans leur épreuve, ils sont dorénavant prospères et n’hésitent plus à aller diffuser leurs méthodes, savoirs et philosophie au reste du Creuset : leur réussite est la plus belle preuve de leur légitimité. Pour autant, ce développement technologique et ce récent prosélytisme entraina une scission : les conservateurs s’opposant à ce progrès contraire à leurs valeurs premières s’en allèrent et constituèrent le peuple sans pays des Savin-Mei, vagabonds solitaires du Creuset. La population restante, appelée dès lors les Savin-Shin, continua son ascension vers l’érudition et la maîtrise des secrets du Creuset. Quand le premier groupe reste mystérieux, ses membre taiseux mais toujours pacifiques, le second rayonne dans tout le Creuset et s’enorgueillit de son savoir, des ses arts et de sa culture. Leur société est individualiste, libérale, compétitive. Elle dispose de savoirs, d’institutions, de capitaux, et laisse chacun tenter de s’y élever. Les talents émergent, les élites intellectuelles et économiques captent les opportunités, des inégalités se creusent, sous couvert d’une méritocratie harmonique : si certains réussissent, c’est qu’ils ont su mieux comprendre et incarner la bonne voie.

Raknariens :

Les Raknariens ont jeté leur dévolu sur la Cordillère des Monts Emeraude, qui marque le Nord-Ouest du Creuset, une région en grande partie montagneuse, riche en ressources et en terres fertiles, mais abrupte et exigeante. Elle a produit un peuple ritualisé, besogneux, élitiste et égalitaire : homme ou femme, jeune ou vieux, tout talent doit être cultivé. La société Raknarienne est de ce fait très solidaire quant à l’éducation et la formation : l’école est gratuite et les corporations sont tenues d’intégrer chaque année de nombreux apprentis, les loger, les nourrir. Cette société a rejeté toute forme de puissance martiale et s’est tournée vers le commerce et l’artisanat, excellant dans nombre de disciplines du métal, de la pierre et du bois. Elle impressionne le monde par son génie architectural et logistique, maîtrise indispensable pour unifier et structurer ce territoire fragmenté. Sa Capitale des Eaux-Fourneaux, fier étendard au cœur des Havrecimes, stupéfiera le nouveau venu de par sa maîtrise géothermale qui marque la cité. Ils restent un peuple très spirituel, craintif de la montagne et de sa puissance endormie, plein de croyances populaires qui tendent vers la superstition. De plus, leur fonctionnement très solidaire et exigeant renforce un entre-soi qui s’accommode mal d’intrusions étrangère : le visiteur est bienvenu, l’immigré beaucoup moins. L’âme Raknarienne repose ainsi sur une tension fondatrice : les bâtisseurs transforment, structurent et organisent, tandis que les spirituels interprètent, codifient et sacralisent. Les premiers ne cessent de canaliser, circonscrire le vivant, quand les seconds le figent et le réifient. Au risque de se rigidifier dans un rapport au monde brutal et pétrifié.
Les Raknariens sont dirigés par un triumvirat technocratique, 3 Patcha élus par leurs pairs au sein des Corporations adjointes à chaque rôle : le Patcha Kuntur à qui échoie le sacerdoce spirituel, culturel et hospitalier, le Patcha Pumak qui supervise la vie commerciale, artisanale et créatrice de sa Nation, et le Patcha Amaru, chargé de l’administration, l’urbanisme et la gestion logistique du territoire.

Phareols :

La Flaquemonde, l’océan qui recouvre tout le Nord-Est du Creuset, est le terrain de jeu des Phareols. Navigateurs impétueux, ils y ont développé un goût de l’aventure et de l’exploration, en dépit des dangers qui peuplent les fonds marins, des courants capricieux ou des volcans infatigables qui modèlent sans cesse de nouveaux territoires. Cette instabilité foisonnante a fait un peuple curieux et audacieux : ils aiment le défi et se confrontent à la Nature marine qu’ils respectent comme on admire un adversaire illustre, et de ce fait n’ont que peu d’égard pour la couardise, la sécurité et la sédentarité excessive. Ils aiment aller d’île en île, sans entraves et sans contraintes, ouvrir des routes et des comptoirs de commerces pour vendre le fruit de leurs découvertes et faire étal de leurs exploits. Ils ont développé une société très libérale, aucun contrôle centralisé n’a cours, ci ce n’est pour traiter de diplomatie étrangère. Il n’y a bien que Balinatol, place centrale de leur peuple, chaos grouillant de vacarme et de couleurs, qui permette un semblant de centralisation, et qui rassemble occasionnellement les quelques personnalités émérites Phareols pour influencer leur culture commune de quelques édits consensuels.

Japananka :

Le Nangala est une forêt équatoriale qui pousse au centre même du Creuset, en son cœur, au plus loin de l’ombre des Briserêves. Cette immense étendue luxuriante est riche et généreuse, mais le danger est partout. Les Japananka se sont structurés en tribus pour survivre autour de l’idée que l’union faisait la force. La vie de quiconque est précieuse, et malheur à qui se rendra coupable de meurtre, il sera abandonné seul dans la forêt. La connaissance de la forêt, de ses dangers et de ses trésors est l’atout le plus recherché, et ceux qui en font la démonstration sont le plus souvent des leaders désignés. La vie Japananka est encadrée par un code, des coutumes et des rites qui permettent de régler les différents, définir les hiérarchies et les rapports de force entre tribus, sans jamais avoir à verser le sang dans des conflits stériles. Ce cadre impose une retenue sensée garantir leur place parmi la forêt, évitant tout bouleversement incontrôlable. C’est sans compter les Bêtes-Esprits qui ne se gênent pas pour chambouler le chaos organisé de la jungle : ils ébranlent l’indiscutable prudence des Japananka. Ils payent de ce fait le prix d’une culture ritualisée : ils sont attentistes et rétifs au changement, craintifs envers toute nouveauté tant que cette dernière n’est pas validée par le grand Conseil des Tribus, quand ce dernier se rassemble à MawuLisa, le chef-lieu du peuple Japananka, situé à l’embouchure du Fleuve Damballa, entre la forêt tropicale et les mangroves.

Cheemani :

Ce peuple nomade s’est installé dans les Grandes Plaines de l’Ouest du Creuset, territoire de plaines, savanes et de canyons désertiques. Ici la terre est pauvre, et les ressources maigres et dispersées : c’est la lutte de chacun pour survivre au dépend des autres, et le nombre peut devenir un risque. Les Cheemani sont organisés en clans qui se déplacent au gré des saisons et des migrations, et s’affrontent régulièrement pour s’arroger des terres et des ressources. La loi du plus fort est de mise, du moins le stratège et le chasseur sont révérés. C’est une société brutale, voyant d’un mauvais œil toute sensibilité et méprisant la faiblesse physique, un tempérament trop hasardeux pour la survie du clan. La force individuelle vaut autant que l’efficacité de groupe. Une seule exception marque la règle : chaque année, tous les clans s’unissent pour affronter tous ensemble la Migration des 3 Canyons, pour ensuite se regrouper dans un lieu éphémère que tous nomment Mohawk : 8 jours sous un signe de paix pour commercer, s’allier, se trahir, et se jauger. Il s’y règle des conflits entre clans, si tant est que la voie diplomatie les convainque, sous le regard et le jugement de la Lignée : la Mémoire, le Guide, le Meneur, l’Impétueux, et l’Innocent. Chaque rôle est choisi au hasard parmi les prétendants que proposent les clans, tant qu’ils respectent le seul critère d’âge de chaque poste. Chez eux, la tradition orale est de mise, le nomadisme interdisant toute accumulation inutile d’écrits. Les Cheemwike, gardiens du savoir et du passé, entretiennent la mémoire de leur peuple et de leur clan, ainsi que la connaissance de l’écosystème des Grandes Plaines.

Akhab-Kall :

Fondation :

Du nom de son créateur mythologique, le 1er des Sourciers, parti méditer sur les chemins après avoir failli à empêcher le grand cataclysme, affublé de la responsabilité de grand médiateur par la Concorde du Creuset. Ayant rempli son objectif de faire le tour des bords du Creuset, à son retour il s’est senti investi de la mission de construire une Ecole d’apprentissage. Sa responsabilité : trouver les Sourciers en herbe et les former, pour protéger le Creuset contre tout nouveau Purgat.

Akhab-Kall s’est construit sur la mission première de protéger la paix nouvellement instaurée, garantir l’harmonie entre les peuples et avec le monde. Par la diplomatie, la formation et la connaissance, mais aussi la surveillance et la répression, cette organisation indépendante a durant longtemps rempli sa mission avec brio.

Puis, avec l’émergence de la Sourcellerie et d’une Nature autrement plus redoutable, 2 nouveaux mandats se sont imposés :

  • identifier et former les Sourciers en herbe, contrôler cette population hors des normes
  • préserver l’équilibre entre l’Homme et la Nature, comprendre cette métamorphose et s’adapter

Dans ce contexte inédit, Akhab-Kall peine à conserver une place et la force d’influence majeure qu’elle possédait au sein du Creuset : elle reste écoutée et considérée par les plus grandes puissances de ce monde, certes. Mais ce rôle et ce respect s’étiole aussi vite que la stabilité et la prospérité de ces dernières est mise à mal par l’hostilité récente de créatures toujours plus puissantes et étrangères à la logique humaine.

Cercles :

L’Académie s’est structurée en Cercles aux missions distinctes, et portant un symbole propre à chacun :

  • Le Cercle vert des Nourriciers, une pousse de plante, chargés de veiller à la bonne santé de l’écosystème, conseiller les populations sur les meilleurs moyens pour rester en symbiose avec la nature, apaiser les Esprits Gardiens
  • Le Cercle blanc des Guérisseurs, une croix à 6 branches, Clercs médecins au service du peuple, payés selon les moyens des gens, soignant ce qui peut l’être, apaisant ce qui ne le peut pas, ils s’assurent que la mort reste une loi naturelle infranchissable
  • Le Cercle bleu des Médiateurs, une balance à 2 plateaux, ambassadeurs impartiaux qui veillent à la paix et l’entente entre les Peuples du Creuset. Ils peuvent sinon offrir leurs services de conseillers pendant un temps donné auprès des formations dirigeantes qui le souhaitent
  • Le Cercle jaune des Magister, un quadrant, chargés de l’érudition de l’Académie, de sa connaissance de la Primeau, mais pas seulement (Philo, Socio, Economie, etc.), et chargé de transmettre ce savoir à l’Académie même, mais aussi auprès des populations
  • Le Cercle gris des Surveillants, un œil ouvert, occupée à trouver les futurs Sourciers et les amener à l’Académie pour les former
  • Le Cercle noir des Purgateurs, sans symbole évident, groupe de combattants inconnu de presque tous exceptés les dirigeants des grandes Nations, tenus de traquer et neutraliser tous les Tarisseurs et non-Sourciers qui perturbent la Source du Creuset. Ils ont aussi pour mission de garder secrète toute trace de l’époque oubliée des Primalistes

Symboles :

Emblème de l’Académie :

Le signe distinctif de Akhab-Kall est connu de presque tous les Crusitaires, son dessin est reconnu dans les 5 Nations du Creuset. Une main gauche ouverte, paume de face, étend ses 5 doigts vers le ciel, comme les 5 Cercles officiels de l’Académie :

  • le pouce pour les Nourriciers
  • l’index pour les Guérisseurs
  • le majeur pour les Médiateurs
  • l’annulaire pour les Magister
  • l’auriculaire pour les Surveillants Dans le cas où ce symbole est porté par un Académicien d’un Cercle donné, il signifiera ledit Cercle par deux éléments distinctifs : au cœur de la paume est inscrit un cercle rempli de son symbole, et le doigt associé audit Cercle se voit affublé d’un anneau.

Cette icône ne repose que sur ses traits, ses contours faits de noir. Seule exception notable : les Purgateurs, qui portent un symbole aux couleurs inversées, la chair de la main étant noire et les contours blancs. Doublé à cela, le cœur de la paume est marqué d’un cercle vide, sans symbole précis de Cercle identifiable.

Au dessus de la main tendue, le symbole lui aussi universellement reconnu et utilisé pour représenter la Source : 3 disques imbriqués, chacun entouré de quelques arcs de cercles représentant le rayonnement de la Source.

  • le disque le plus central porte une couleur orangée (le sous-sol) et se voit entouré de 4 arcs de cercles disposés en croix

  • le disque intermédiaire est en vert (la terre) et présente 5 arcs disposés en pentagone

  • le disque externe est en bleu (le ciel) et est encadré de 6 arcs laissant deviner un hexagone

    AkhabKall Neutre

Uniforme :

Les Académiciens disposent d’une tenue officielle, affichant leur appartenance ainsi que leur Cercle et le rôle qui leur échoit. Il s’agit d’un long manteau beige cintré à la taille, fendu à l’arrière pour laisser toute mobilité. Les épaules sont marquées, et un large col montant et évasé entoure le cou jusqu’au menton (visualisez un célèbre magicien de comics). Le manteau présente une légère fermeture croisée, une bride cachée dans le revers gauche venant se crocheter à un bouton frappé du Symbole de Akhab-Kall, cousu sur l’envers du bord droit. Un gilet de cuir sous le manteau vient apporter une couche supplémentaire à laquelle peuvent s’accrocher des sacoches, étuis, fourreaux, etc. Quelques éléments discrets révèlent l’affiliation de son porteur :

  • le manteau est marqué dans le dos du symbole de Akhab-Kall, précisé des attributs d’un Cercle le cas échéant
  • l’intérieur du col est par défaut du même beige, sinon marqué de la couleur symbole du Cercle
  • autour du cou, entourant le col large, cinq cordelettes de chaque couleur des 5 Cercles officiels portent a priori le symbole de l’Académie, sinon celui du Cercle concerné porté par la cordelette associée

Tout Académicien qui souhaite passer inaperçu peut tout à fait ranger le collier de cordelettes, et porter une cape par dessus le manteau. Les Purgateurs s’offrent le meilleur des 2 mondes, choisissant à loisir de couvrir les symboles de l’Académie ou de les afficher pour se faciliter certains accès. Dans ce même esprit de dissimulation contrôlée, ils affichent un signe d’appartenance à leur Cercle occulte que seuls les membres savent reconnaître : leur manteau tout de noir affiche l’emblème de Akhab-Kall propre aux Purgateurs, avec ses couleurs inversées et l’absence de tout symbole lié à un Cercle.

Brouillons (TBR)

1. Hypothèse fondatrice : raison d’être de l’Académie
Akhab-Kall existe officiellement pour former et encadrer les Sourciers afin de préserver la paix et l’équilibre entre sociétés humaines et forces naturelles, mais sa fonction profonde est de constituer un réseau d’observation et d’interprétation des déséquilibres du Creuset afin d’anticiper et prévenir les crises majeures.

2. Architecture générale de la formation
La formation initiale vise moins l’apprentissage technique de la magie que la capacité à lire les tensions du monde, en articulant maîtrise personnelle de la Primeau, compréhension des milieux naturels et sociaux, et discipline de responsabilité face aux conséquences des décisions.

3. Modalités d’accès aux Cercles
L’entrée dans un Cercle repose sur des mises à l’épreuve concrètes — prises en charge de situations réelles ou simulées — où le candidat doit démontrer son discernement, sa posture morale et sa capacité à agir dans l’incertain plutôt que réussir un rite symbolique ou être simplement coopté.

4. Inscription politique et culturelle de l’Académie dans le monde
Akhab-Kall se déploie sous des formes variables selon les nations — antennes visibles, présence tolérée ou contestée, influence diffuse ou clandestine — et sa légitimité locale dépend des équilibres culturels, historiques et stratégiques propres à chaque territoire.

5. Nature et organisation des Cercles
Chaque Cercle constitue une école de décision spécialisée dans un type de déséquilibre (écologique, vital, diplomatique, cognitif ou latent), avec des objectifs officiels lisibles et des logiques internes plus discrètes, générant tensions doctrinales, enjeux politiques et usages narratifs riches pour le jeu.

Le premier élément majeur est que l’Académie n’est plus pensée comme une institution qui cherche à diriger le monde. Nous avons progressivement écarté l’idée d’une organisation démiurgique qui manipulerait constamment les événements dans l’ombre. La version qui semblait la plus juste était celle d’une institution qui agit réellement, souvent, mais avec une philosophie de retenue. Elle cherche moins à produire un résultat donné qu’à empêcher des ruptures irréversibles. Cette nuance est fondamentale et n’apparaît pas dans le canevas.

Le deuxième élément est l’évolution historique de sa doctrine. Nous avons commencé à converger vers l’idée qu’Akhab-Kall aurait connu une période beaucoup plus interventionniste dans son histoire. Cette période aurait laissé des cicatrices profondes dans la mémoire collective et expliquerait pourquoi l’institution actuelle est devenue plus prudente, plus réactive que proactive. Cette idée n’apparaît nulle part dans le canevas alors qu’elle peut devenir un élément fondateur de son identité.

Dans la continuité, nous avons également fait émerger l’idée que l’Académie pourrait aujourd’hui être traversée par un débat interne. D’un côté, des membres estimeraient que la prudence héritée des siècles passés est devenue insuffisante face à la montée en puissance du vivant. De l’autre, des membres resteraient attachés à la doctrine historique de retenue. Ce conflit idéologique n’est pas encore détaillé, mais il est déjà implicitement présent dans nos échanges.

Un autre point très important est la légitimité concrète d’Akhab-Kall. Au départ, nous étions partis d’une légitimité historique issue de la Concorde et de la fin des Purgat. Puis nous avons identifié que cela ne suffisait pas. Nous avons progressivement construit une légitimité moderne reposant sur plusieurs réalités : son expertise unique, sa capacité d’intervention, son réseau de communication, son accès privilégié à l’information, son rôle diplomatique et sa mémoire du monde. Cette réflexion est absente du canevas alors qu’elle explique pourquoi les nations continuent à lui ouvrir leurs portes.

De la même manière, nous avons fait émerger l’idée que l’Académie ne constitue pas seulement un réseau d’information, mais aussi un réseau de circulation. Elle transporte des savoirs, des nouvelles, des spécialistes, des diagnostics et des réponses aux crises. C’est probablement l’une des rares institutions réellement transnationales du Creuset. Cette fonction n’est pas explicitée dans le document.

Concernant sa philosophie profonde, nous avons également corrigé un point important : Akhab-Kall ne cherche pas prioritairement à protéger les sociétés humaines. Sa doctrine historique vise plutôt l’harmonie entre les humains et le reste du monde vivant, quitte à agir contre les intérêts immédiats de certaines communautés humaines. Cette précision change profondément la manière dont elle prend ses décisions et mériterait probablement d’apparaître dans la formulation du premier point.

Enfin, le sujet qui me paraît aujourd’hui le plus fertile n’apparaît quasiment pas dans le canevas : la montée récente en puissance de la Nature. Nous avons identifié que cette transformation du monde n’est pas seulement un problème externe pour l’Académie ; elle remet directement en cause sa doctrine fondatrice. Si la Nature devient plus puissante, plus autonome et parfois plus hostile, alors l’équilibre qu’elle cherchait à préserver n’existe peut-être plus. Toute la question devient alors : faut-il continuer à défendre l’harmonie originelle, ou protéger davantage les sociétés humaines face à un monde qui change ? C’est probablement le vrai problème politique et philosophique de l’Académie contemporaine.

À mes yeux, les trois éléments les plus importants manquants dans ce canevas sont donc :

  1. L’existence d’une ancienne Académie beaucoup plus interventionniste, dont les erreurs ont façonné la doctrine actuelle.
  2. La légitimité moderne d’Akhab-Kall fondée sur son expertise, son réseau et sa capacité d’intervention, et non seulement sur son prestige historique.
  3. La crise doctrinale actuelle provoquée par la montée en puissance du vivant, qui remet en cause la philosophie même de l’institution.

02 - Cultes Indépendants :

Les Gardiens du Grand Retour :

Leur origine provient des Factions opposées à la mise en place des Furtifs, qui se battait pour empêcher cela, puis pour revenir en arrière : rétablir la Primeau. Ces origines sont complètement oubliées, et la volonté de ce culte a lentement muté, ses membres n’ont aucune idée de l’existence des Furtifs. Ils vénèrent et espèrent le Retour d’un Source-Esprit qu’ils nomment XXX, et qui rétablirait un écosystème luxuriant et une magie abondante

Les Survoltés :

Culte vénérant l’idée et l’objectif sacré d’atteindre l’état de surhomme, capable de miracles par la simple force de sa volonté. Ses cultistes les plus zélés ont l’ambition de se dépasser, de faire passer l’objectif du culte avant leur propre vie, meilleure preuve de leur foi —> culte voué à un homme-concept, qui peut surgir régulièrement dans l’histoire, une personnalité surhumaine

03 - Factions :

Les Réprouvés :

Chronologie

523 - Origin Story

Hagas le Transfuge appelé ainsi par ses anciens confrères de l’Académie. Auparavant membre du Cercle des Nourriciers envoyé enquêter auprès d’un écosystème perturbé, en 523-PP (9 ans avant le début de l’Aventure) il s’est trouvé pris au piège avec d’autres acolytes en pleine expérience technologique des chercheurs de Vitalis qui découvraient comment aspirer la Primeau environnante pour en charger ses cristeaux. Seul rescapé du carnage, Sourcier assez fort pour résister à l’expérience, il sortit psychiquement fragilisé par l’événement, marqué au fer rouge par l’horreur d’avoir ressenti l’énergie vitale de ses confrères et lui-même leur être aspiré ainsi que celle de tous les êtres vivants alentours.

Il réussit à s’enfuir, mais Vitalis maquilla la scène pour lui faire porter seul le chapeau, immonde Tarisseur étant allé jusqu’à siphonner ses propres frères de cercle. Instable mentalement et coupable aux yeux de son Ordre, il se cacha et attendit son heure pour un jour faire tomber Vitalis. Il se mit alors en quête de réparer leurs torts, rétablir l’équilibre partout où les agissements de Vitalis semaient le chaos, en essayant de mieux comprendre leurs agissements, de cerner leurs objectifs et d’élaborer un stratagème à même de les faire tomber.

526 - Naissance des Réprouvés

Les 2 années suivantes, il fait la rencontre de ceux qui deviendront ses 2 Lieutenants. Ils mettent finalement en place en 526 une faction indépendante, qu’il nomme les Réprouvés, bras armé de sa volonté de faire tomber la société Vitalishi, prête à agir qu’importe le regard de la société, rejetée par les organes conventionnels et consensuels.

Décembre 529 - 1er Coup d’Eclat

En 529, trois ans après la fondation des Réprouvés, l’organisation déclenche leur 1ère action d’envergure contre Vitalis préparée en secret depuis 3 ans : ils infiltrent petit à petit la Cité et découvrent la localisation du laboratoire secret principal d’expérimentation et d’étude : la Grande Bibliothèque du Savoir Relatif et Absolu. Ils attaquent un jour de Décembre 529, envahissent le lieu et tentent de dérober le plus d’informations utiles. Seulement, ils ne savent pas sur quoi ils vont exactement tomber, et se retrouvent une fois de plus surpris : pour masquer les agissements de leur laboratoire mis à jour, Vitalis se sabote et fait exploser les quelques Cristeaux présents, faisant sauter une bonne part de la Bibliothèque avec le labo, tuant plusieurs civils au passage. Les Réprouvés apparaissent au grand jour pour la 1ère fois, ayant été vus par de nombreux civils. Vitalis diffuse officiellement de la désinformation, accusant les Réprouvés de terrorisme, les chargeant des nombreux meutres des civils : ils sont rendus responsables d’un attentat contre la Grande Bibliothèque et contre la connaissance, le savoir. Ils sont stigmatisés de régressistes, voulant ramener la civilisation à l’âge de pierre, par les moyens les plus violents possibles. Qu’importe, ils ont mis la main sur plusieurs documents de recherche ainsi que sur quelques échantillons de cristeaux qui leur permettront de mieux comprendre les activités de Vitalis.

Structure

3 capitaines, un pour chaque section de la Confrérie : La Traque, La Forge et La Flamme.

La Traque :

  • Capitaine : Nashoba (Cheemani rôdeur accompagné d’un grand Loup)
  • Objectifs : Eclaireurs chargés d’espionner Vitalis et débusquer ses activités de recherche sur les Cristeaux, identifier les lieux perturbés par leurs expériences, repérer les potentielles recrues

La Forge :

  • Capitaine : Mei-Lin (Savin-Shin ensorceleur, artisan de génie)
  • Objectifs : Etudier et Comprendre le sujet des expériences de Vitalis et les déséquilibres qu’elles créent, si possible rassembler les preuves de la culpabilité de Vitalis, développer des armes et ressources pour la Confrérie

La Flamme :

  • Capitaine : Djakka (Japananka Clerc de la Tempête, combattant recouvert de bandages masquant les différents trous qui marquent son corps et produisent d’étranges musiques à ses déplacements)
  • Objectifs : Force de frappe des Réprouvés, sécurisent les lieux d’opérations, réalisent les attentats ou autres actions directes de la Confrérie

Règles

Plusieurs maximes définissent leurs actions :

  • Ne devenons jamais comme eux : La Nature est à toujours respecter, elle seule n’est jamais sacrifiable
  • La fin justifie les moyens : éviter le plus possibles les victimes, mais l’essentiel reste le combat contre Vitalis

Enrôlement :

Tout nouveau membre est marqué du symbole de la Confrérie, un œil pleurant une larme de sang, tatouage magique impossible à enlever et assurant la Confrérie d’un lien à vie. De base invisible, il se dévoile irrémédiablement pour tout parjure et devient source de douleur. Il est la clé ouvrant l’accès à plusieurs endroits cachés des Réprouvés. Selon la section rejointe, il est posé :

  • sur la paupière de l’oeil droit pour les membres de la Traque
  • sur le coeur pour les membres de la Forge
  • dans le creux de la main pour les membres de la Flamme Réprouvés

Philosophie :

Ils se saluent rituellement entre eux par une maxime ancrée : “ceux qui ne voient pas, ceux qui ne recherchent pas, ceux qui n’agissent pas”

Pragma :

Mantra :

Cette organisation vise un objectif clair : ramener le monde à ce qu’il était avant les 5 Purgat. Non pas pour les combats sanglants qui agitaient le Creuset, mais pour ce monde sans Sourcellerie, sans Nature puissante et dissemblable, libérée des Bêtes-Esprits et de l’ascendant des Sourciers. Pour cela, ils ne reculent devant aucun acte, tant qu’il sert la cause. La fin justifie les moyens, aussi barbares, immoraux soient-ils. Ils ne se complaisent pas dans la violence, mais n’ont pas d’état d’âme à en user. De même, ils n’hésitent pas à faire usage de Sourcellerie, d’artefacts magiques ainsi que des talents de certains de leurs membres. Ces derniers, loin d’être mal vus, sont respectés pour le sacrifice futur qu’ils consentent, agissant à l’encontre de leurs talents de Sourciers.

Pour contenter leurs intentions subversives, la confrérie adopte une philosophie martiale, où les ordres des supérieurs n’ont pas à être questionnés, on fait confiance à son commandement, c’est cela qui fait la force de leur organisation, leur rapidité et efficacité d’intervention partout parmi le Creuset. Ils sont tous animés d’un même objectif, et cette ferveur leur donne un tempérament quelque peu zélé. Cette ardeur proche du fanatisme, la confiance qu’ils vouent à leur cause et aux leaders de leur mouvement s’incarne dans nombre de rites, codes partagés, ainsi qu’aux règles qui les unissent et les engagent.

Autant dire que le pire attend les partisans qui osent trahir l’ordre : traqués, ils seront exécutés de façon exemplaire.

Organisation :

L’ordre est constitué de 5 divisions, les Cinq Sommités d’un pentagramme, chacune avec un rôle bien spécifique :

  • Force : la frappe militaire, les escouades martiales
  • Renseignement : espionnage, infiltration, manipulation, contre-espionnage
  • Érudition : l’étude des vestiges et textes anciens, des artefacts découverts
  • Forge : l’application concrète, la transformation d’artefacts, l’invention d’outils et d’armes
  • Vivier : le recrutement, la formation, les soins, l’endoctrinement, la discipline interne

Pragma structure chaque division selon les même grades, en cinq niveaux d’importance et de responsabilités croissantes, chacun associé à un symbole géométrique :

  1. Bris (Point) : les aspirants, encore en formation ,et potentielle chair à canon dans les opérations d’envergure
  2. Lames (Trait) : le socle stable des nombreux agents de confiance
  3. Fronde (Triangle) : chefs d’équipes ou d’escouades, qui orientent et canalisent l’action
  4. Bastion (Carré) : piliers de l’organisation qui encadrent et structurent, réalisent les plans de l’organisation
  5. Enclave (Pentagramme) : les cinq chefs des Sommités, les divisions qui structurent Pragma, qui décident de l’avenir de l’organisation

D’un point de vue ludique, pour coller aux mécaniques les plus populaires à 20 niveaux d’expérience, on peut définir l’échelle de niveaux suivante : Bris (1 - 2) / Lame (3 - 5) / Fronde (6 - 8) / Bastion (9 - 11) / Enclave (12 - 15)

Symbolique :

Leur symbole inscrit trois cercles imbriqués dans un pentagramme : la Source scellée par leur action. Chaque membre en porte un fragment sur la main. Un discret tatouage marque le dos de leur main : un simple trait surmonté d’arc de cercle dont le centre se trouverait devant le tatoué. Seul, ce tracé n’évoque rien. Mais si cinq membres agrippent ensemble un anneau, alors les dessins se rejoignent pour laisser apparaître une cercle encadré d’un pentagramme.

Dans une logique similaire, les grades sont également tatoués, cette fois sur les doigts de la même main, un point pour chaque niveau. Ils sont ainsi visibles lorsque le poing fermé est tendu en avant. Si la situation le permet (comme dans leurs bases secrètes), les membres arborent un symbole plus parlant de leur grade. Sur un médaillon, une bague, un fourreau ou un manteau, une suite des formes géométriques pour chaque niveau obtenu, imbriquées les unes dans les autres : un trait vertical inscrit dans un triangle, encadré d’un carré, lui-même cerné d’un pentagramme pour les Sommités.

Nombreux parmi les Pragma ne peuvent s’empêcher de discrètement afficher leur appartenance avec orgueil : gravures géométriques sur leurs armes, broderies ou symboles cachés au revers d’un vêtement, détails discrets dans leur équipement.

Rites et Pratiques :

  • Initiation : pour rejoindre Pragma, un néophyte doit détruire deux objets : un artefact magique et un symbole de Bête-Esprit, ou de la Nature exaltée par la Source. Ce geste incarne le serment d’anéantir ce monde magique
  • Chant guttural : avant chaque mission, les Pragma se réunissent et entonnent un chant sans paroles, grave, vibrant, qui les unit et les fait résonner ensemble. Ils le poursuivent jusqu’à être prêts à se jeter dans l’action
  • Marques de deuil : chaque mort d’un camarade tombé en mission est inscrit sur l’avant-bras par un trait. Les membres sont libres d’en faire des simples barres ou des entrelacs stylisés, mais portent tous le poids des sacrifices
  • Geste du sceau : un signe de reconnaissance entre Pragma où l’on joint le pouce et l’annulaire, formant un triangle

04 - Philosophies du Creuset :

Harmonie :

Le Creuset est ponctué à de nombreux endroits de Monastères proposant des Cercles de l’Harmonie. Ils se sont répandus après les 5 Purgat, à la reconstruction du Monde après la signature de la Concorde du Creuset, sous l’impulsion de l’Académie et de son fondateur Akhab-Kall.