Civilisations
Organisations majeures
Le Creuset est peuplé de nombreuses organisations intelligentes, notamment de 5 Nations majeures installées dans 5 territoires spécifiques du monde où elles étendent leurs sphères d’influence. Chaque Nation s’est construit selon un modèle propre, conditionnée par les biomes qui les entourent, et portée par une culture et des valeurs uniques : chacune a de ce fait un rapport très personnel au Creuset et à la Nature qui l’environne.
En bref
- les Phareols : intrépides navigateurs de la Flaquemonde, audacieux et entreprenants, ils respectent la Nature et ses défis, méprisent le protectionnisme et l’accumulation, et tiennent férocement à leur liberté.
- Les Japananka : enracinés au coeur du Nangala, fertile mais dangereux, le code et la tradition protègent le groupe, celui qui l’enfreint subit exil. Les leaders sont résilients, astucieux, et protecteurs.
- les Raknariens : peuple d’artisans accrochés à la Cordillère des Monts Émeraude, ce peuple besogneux et exigeant porte des valeurs méritocratiques et élitistes, leur égalitarisme impose de se conformer. Superstitieux et ritualistes, ils exploitent la Nature tout en la craignant.
- Les Cheemani : nomades des Grandes Plaines organisés en clans, leur territoire aride, brutal et changeant impose à chacun de montrer son utilité, de faire preuve de force, d’astuce, de savoir-faire, et d’offrir plus qu’il ne demande au groupe.
- Les Savin-Chin : au coeur du désert de Oateb-Ankh, ce peuple libéral d’érudits, de marchands et d’artistes prospère le long du Lin et de ses crues, associant leur pénitence des débuts à cette réussite. Prosélytes sincères, ils n’hésitent plus à diffuser leur savoir et leur credo de par le Creuset Les Savin-Mei, branche apatride des Savin, sont discrets, distants, et parcourent le Creuset en groupes restreints aux objectifs obscurs, autant craints que respectés pour leur aptitude hors-norme à traverser les biomes les plus dangereux, en particulier la Suppure …
Savin
Le désert de Oateb-Ankh s’impose au Sud du Creuset, uniquement dérangé par le fleuve Lin qui le traverse depuis les montagnes de l’extrême Sud jusqu’à rejoindre le Damballa au cœur du Nangala. Les Savin y ont élu domicile, profitant de ses berges et de ses crues pour petit à petit se développer au sein d’un biome sans pitié ni confort. Ils fondèrent leur Capitale Vitalis dans la Fosse de Pénitence, le cratère effondré d’un volcan particulièrement meurtrier des 5 Purgat, au lieu même où se signa la Concorde du Creuset. Initialement animés de la volonté de perpétuer une forme de pénitence et de devoir de mémoire, cette société s’est lentement mais sûrement développée. L’aridité de son environnement en fit sa force, lui imposant d’établir une maîtrise aiguë d’une Sourcellerie des écosystèmes et du vivant. Initialement isolés dans leur épreuve, ils sont dorénavant prospères et n’hésitent plus à aller diffuser leurs méthodes, savoirs et philosophie au reste du Creuset : leur réussite est pour eux la plus belle preuve de leur légitimité. Pour autant, ce développement technologique est au coeur d’une discorde centenaire : les conservateurs s’opposant à ce progrès contraire aux valeurs premières se sont progressivement dissocié pour former le peuple sans pays des Savin-Mei, vagabonds solitaires du Creuset. La population restante, appelée dès lors les Savin-Shin, continua son ascension vers l’érudition et la maîtrise des secrets du Creuset. Quand le premier groupe reste mystérieux, ses membre taiseux mais toujours pacifiques, le second rayonne dans tout le Creuset et s’enorgueillit de son savoir, des ses arts et de sa culture. Leur société est libérale et compétitive. Elle dispose de savoirs, d’institutions, de capitaux, et laisse chacun tenter de s’y élever. Le marchand est honoré, le savant révéré, et l’espoir de réussite anime bon nombre de ses membres, quand bien même le succès semble moins méritoire quand il se construit sur une richesse déjà établie.
Raknariens
Les Raknariens ont jeté leur dévolu sur la Cordillère des Monts Émeraude, qui marque le Nord-Ouest du Creuset, une région en grande partie montagneuse, riche en ressources et en terres fertiles, mais abrupte et exigeante. Elle a produit un peuple ritualisé, besogneux, élitiste et égalitaire : homme ou femme, jeune ou vieux, tout talent doit être cultivé. La société Raknarienne est de ce fait très solidaire quant à l’éducation et la formation : l’école est gratuite et les corporations sont tenues d’intégrer chaque année de nombreux apprentis, les loger, les nourrir. Cette société a rejeté toute forme de puissance martiale et s’est tournée vers le commerce et l’artisanat, excellant dans nombre de disciplines du métal, de la pierre et du bois. Elle impressionne le monde par son génie architectural et logistique, maîtrise indispensable pour unifier et structurer ce territoire fragmenté. Sa Capitale des Eaux-Fourneaux, fier étendard au cœur des Havrecimes, stupéfiera le nouveau venu de par sa maîtrise géothermale qui marque la cité. Ils restent un peuple très spirituel, craintif de la montagne et de sa puissance endormie, plein de croyances populaires qui tendent vers la superstition. De plus, leur fonctionnement très solidaire et exigeant renforce un entre-soi qui s’accommode mal d’intrusions étrangère : le visiteur est bienvenu, l’immigré beaucoup moins. L’âme Raknarienne repose ainsi sur une tension fondatrice : les bâtisseurs transforment et structurent la vie de la Nation, quand les spirituels interprètent, codifient et sacralisent. Les premiers s’appliquent à canaliser et exploiter le vivant, quand les seconds l’honorent et le figent dans un dogme fiable et pétrifié.
Phareols
La Flaquemonde, l’océan qui recouvre tout le Nord-Est du Creuset, est le terrain de jeu des Phareols. Navigateurs impétueux, ils y ont développé un goût de l’aventure et de l’exploration, en dépit des dangers qui peuplent les fonds marins, des courants capricieux ou des volcans infatigables qui modèlent sans cesse de nouveaux territoires. Cette instabilité foisonnante a fait un peuple curieux et audacieux : ils aiment le défi et se confrontent à la Nature marine qu’ils respectent comme on admire un adversaire illustre, et de ce fait n’ont que peu d’égard pour la couardise, la sécurité et la sédentarité excessive. Ils aiment aller d’île en île, sans entraves et sans contraintes, ouvrir des routes et des comptoirs de commerces pour vendre le fruit de leurs découvertes et faire étal de leurs exploits. Ils ont développé une société très libérale, aucun contrôle centralisé n’a cours, ci ce n’est pour traiter de diplomatie étrangère. Il n’y a bien que Balinatol, place centrale de leur peuple, chaos grouillant de vacarme et de couleurs, qui permette un semblant de centralisation, et qui rassemble occasionnellement les quelques personnalités émérites Phareols pour influencer leur culture commune de quelques édits consensuels.
Japananka
Le Nangala est une forêt équatoriale qui pousse au centre même du Creuset, en son cœur, au plus loin de l’ombre des Briserêves. Cette immense étendue luxuriante est riche et généreuse, mais le danger est partout. Les Japananka se sont structurés en tribus pour survivre autour de l’idée que l’union faisait la force. La vie de quiconque est précieuse, et malheur à qui se rendra coupable de meurtre, il sera abandonné seul dans la forêt. La connaissance de la forêt, de ses dangers et de ses trésors est l’atout le plus recherché, et ceux qui en font la démonstration sont le plus souvent des leaders désignés. La vie Japananka est encadrée par un code, des coutumes et des rites qui permettent de régler les différents, définir les hiérarchies et les rapports de force entre tribus, sans jamais avoir à verser le sang dans des conflits stériles. Ce cadre impose une retenue sensée garantir leur place parmi la forêt, évitant tout bouleversement incontrôlable. C’est sans compter les Bêtes-Esprits qui ne se gênent pas pour chambouler le chaos organisé de la jungle : ils ébranlent l’indiscutable prudence des Japananka. Ils payent de ce fait le prix d’une culture ritualisée : ils sont attentistes et rétifs au changement, craintifs envers toute nouveauté tant que cette dernière n’est pas validée par le grand Conseil des Tribus, quand ce dernier se rassemble à MawuLisa, le chef-lieu du peuple Japananka, situé à l’embouchure du Fleuve Damballa, entre la forêt tropicale et les mangroves.
Cheemani
Ce peuple nomade s’est installé dans les Grandes Plaines de l’Ouest du Creuset, territoire de plaines, savanes et de canyons désertiques. Ici la terre est pauvre, et les ressources maigres et dispersées : c’est la lutte de chacun pour survivre au dépend des autres, et le nombre peut devenir un risque. Les Cheemani sont organisés en clans qui se déplacent au gré des saisons et des migrations, et s’affrontent régulièrement pour s’arroger des terres et des ressources. La loi du plus fort est de mise, du moins le stratège et le chasseur sont révérés. C’est une société brutale par nécessité, voyant d’un mauvais œil toute sensibilité, et où chacun doit prouver son utilité, justifier son poids pour le clan à la hauteur de ses talents, qu’ils soient guerriers, guérisseurs, botaniste etc. Une seule exception à la concurrence : chaque année, tous les clans s’unissent pour affronter tous ensemble la Migration des 3 Canyons, pour ensuite se regrouper dans un lieu éphémère que tous nomment Mohawk : 8 jours sous un signe de paix pour commercer, s’allier, se trahir, et se jauger. Il s’y règle des conflits entre clans, si tant est que la voie diplomatie les convainque, sous le regard et le jugement de la Lignée : la Mémoire, le Guide, le Meneur, l’Impétueux, et l’Innocent.
Chez les Cheemani, la tradition orale est de mise, le nomadisme interdisant toute accumulation inutile d’écrits. Les Cheemwike, gardiens du savoir et du passé, entretiennent la mémoire de leur peuple et de leur clan, ainsi que la connaissance de l’écosystème des Grandes Plaines.
Akhab-Kall
Du nom de son créateur mythologique, considéré comme le 1er des Sourciers, grand médiateur lors de la Concorde du Creuset. Suite à cela, il partit méditer l’échec des 5 Purgat, et termina son tour du Creuset investi d’une mission : construire une Ecole d’apprentissage pour trouver les Sourciers en herbe et les former, et ainsi protéger le Creuset contre tout nouveau Purgat.
Akhab-Kall constitue un pouvoir indépendant et international. Il s’est construit sur la mission première de protéger la paix nouvellement instaurée, et garantir l’harmonie entre les peuples et avec le monde. Par la diplomatie, la formation et la connaissance, mais aussi la surveillance et la répression, cette organisation indépendante a durant longtemps rempli sa mission avec brio.
Puis, avec l’émergence de la Sourcellerie et d’une Nature autrement plus redoutable, 2 nouveaux mandats se sont imposés :
- identifier et former les Sourciers en herbe, contrôler cette population hors des normes
- préserver l’équilibre entre l’Homme et la Nature, comprendre cette métamorphose et s’adapter
Dans ce contexte inédit, Akhab-Kall peine à conserver une place et la force d’influence majeure qu’elle possédait au sein du Creuset : elle reste écoutée et considérée par les plus grandes puissances de ce monde, certes. Mais ce rôle et ce respect s’étiole aussi vite que la stabilité et la prospérité de ces dernières est mise à mal par l’hostilité récente de créatures toujours plus puissantes et étrangères à la logique humaine.
Pour en savoir plus sur l’Académie, découvrir son histoire, ses objectifs, son organisation en Cercles, ses symboles, ou encore son dress-code, je t’invite à consulter l’Annexe dédiée à Akhab-Kall.
Emblème de l’Académie :
Le signe distinctif de Akhab-Kall est connu de presque tous les Crusitaires, son dessin est reconnu dans les 5 Nations du Creuset. Une main gauche ouverte, paume de face, étend ses 5 doigts vers le ciel, comme les 5 Cercles officiels de l’Académie.
Au dessus de la main tendue, le symbole lui aussi universellement reconnu et utilisé pour représenter la Source : 3 disques imbriqués, chacun entouré de quelques arcs de cercles représentant le rayonnement de la Source.

Factions Indépendantes
Par delà le cadre que dressent ces 5 Nations majeures, le Creuset reste un monde vivant où les volontés se moquent des frontières, où les croyances rassemblent des adeptes de toute origine. On dénombre de nombreux cultes et organisations autonomes, certaines inoffensives que l’on tolère partout, quand d’autres sont proscrites de telle Nation, voire pourchassées où qu’elles aillent.
Cultes
Les Gardiens du Grand Retour
Ils vénèrent et espèrent le Retour d’un Source-Esprit qui rétablirait un écosystème luxuriant et une magie abondante.
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Leur origine provient des Factions opposées à la mise en place des Furtifs, qui se battait pour empêcher cela, puis pour revenir en arrière : rétablir la Primeau. Ces origines sont complètement oubliées, et la volonté de ce culte a lentement muté, ses membres n’ont aucune idée de l’existence des Furtifs.
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Les Survoltés
Culte vénérant l’idée et l’objectif sacré d’atteindre l’état de surhomme, capable de miracles par la simple force de sa volonté. Ses cultistes les plus zélés ont l’ambition de se dépasser, de transcender leur propre nature, au risque de leur propre vie. Ce culte nourrit une fascination pour l’idée d’un surhomme, pouvant surgir régulièrement dans l’histoire, une personnalité hors-norme échappant aux normes biologiques et psychiques.
Points d’Harmonie
Le Creuset est ponctué à de nombreux endroits de Monastères proposant des Points d’Harmonie. Ils se sont répandus après les 5 Purgat, à la reconstruction du Monde, sous l’impulsion de l’Académie et de son fondateur Akhab-Kall. Ils constituent un des rares symboles encore partagés par tous les Crusitaires, aujourd’hui entièrement dissocié de l’Académie, entièrement appropriés par les peuples, les communautés voisines. Mais tous ces lieux partagent encore l’intention initiale d’équilibre, de balance, de cohésion.
Factions
Les Réprouvés
Ayant fait parler d’eux en 484 PP avec leur attentat de la Grande Bibliothèque du Savoir Relatif et Absolu à Vitalis, ils semblent viser un objectif de décroissance, de régression technologique, et n’hésitent pas à tuer des civils pour cela. Pour autant, sans ouvertement valider leurs actes, certains rejoignent à demi-mot ces desseins, séduits par des intentions similaires à l’idéal d’harmonie qui parcoure encore de nombreux courants de pensée du Creuset. Mais de telles ambitions s’avèrent toujours plus difficiles à défendre, alors que la Nature se fait plus puissante et concurrente. Ouvertement recherchés par l’Académie ainsi que les 5 Nations, ils vivent dissimulés parmi les populations.
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Chronologie
478 - Origin Story
Hagas le Transfuge appelé ainsi par ses anciens confrères de l’Académie. Auparavant membre du Cercle des Nourriciers envoyé enquêter auprès d’un écosystème perturbé en 478 PP, il s’est trouvé pris au piège avec d’autres acolytes en pleine expérience technologique de chercheurs de Vitalis qui découvraient comment aspirer la Primeau environnante pour en charger des fragments de Stigmates appelés Cristeaux. Seul rescapé du carnage, Sourcier assez fort pour résister à l’expérience, il sort psychiquement fragilisé par l’événement, marqué au fer rouge par l’horreur d’avoir ressenti l’énergie vitale de ses confrères et lui-même leur être aspiré ainsi que celle de tous les êtres vivants alentours.
Il réussit à s’enfuir, mais l’institut impliqué maquille la scène pour lui faire porter seul le chapeau, immonde Tarisseur étant allé jusqu’à siphonner ses propres frères de cercle. Instable mentalement et coupable aux yeux de son Ordre, il se cache et attend son heure pour un jour faire tomber ce collège, Vitalis, et la Nation Savin avec. Il se met alors en quête de réparer leurs torts, rétablir l’équilibre partout où leurs actions sèment le chaos, essayant de mieux comprendre leurs agissements, de cerner leurs objectifs et d’élaborer un stratagème à même de les faire tomber.
481 - Naissance des Réprouvés
Les 2 années suivantes, il fait la rencontre de ceux qui deviendront ses 2 Lieutenants. Ils mettent finalement en place en 481 PP une faction indépendante, qu’il nomme les Réprouvés, bras armé de sa volonté de faire tomber la société Vitalishi, prête à agir qu’importe le regard de la société, rejetée par les organes conventionnels et consensuels.
Décembre 484 - 1er coup d’éclat
En 484 PP, trois ans après la fondation des Réprouvés, l’organisation déclenche leur 1ère action d’envergure contre Vitalis préparée en secret depuis 3 ans : ils infiltrent petit à petit la Cité et découvrent la localisation du laboratoire secret d’expérimentation et d’étude du collège incriminé : sous la Grande Bibliothèque du Savoir Relatif et Absolu. Ils attaquent un jour de Décembre 484, envahissent le lieu et tentent de dérober le plus d’informations utiles. Seulement, ils ne savent pas sur quoi ils vont exactement tomber, et se retrouvent une fois de plus surpris : pour masquer les agissements de leur laboratoire mis à jour, l’institut se sabote et fait exploser les quelques Cristeaux présents, faisant sauter une bonne part de la Bibliothèque avec le labo, tuant plusieurs civils au passage. Les Réprouvés apparaissent au grand jour pour la 1ère fois, ayant été vus par de nombreux civils. Vitalis, dont on ne sait pas vraiment dans cette affaire leur degré de compromission, diffuse des informations officielles accusant les Réprouvés de terrorisme, leurs imputant les nombreux meurtres de civils : ils sont responsables d’un attentat contre la Grande Bibliothèque et contre la connaissance, le savoir. Ils sont définitivement stigmatisés, qualifiés de régressistes voulant ramener la civilisation à l’âge de pierre, par les moyens les plus violents possibles. Qu’importe, ils ont mis la main sur plusieurs documents de recherche ainsi que sur quelques échantillons de Cristeaux qui leur permettront de mieux comprendre les activités de ces chercheurs.
Structure
3 capitaines, un pour chaque section de la Confrérie : La Traque, La Forge et La Flamme.
La Traque :
- Capitaine : Nashoba (Cheemani rôdeur accompagné d’un grand Loup)
- Objectifs : Éclaireurs chargés d’espionner Vitalis et débusquer ses activités de recherche sur les Cristeaux, identifier les lieux perturbés par leurs expériences, repérer les potentielles recrues
La Forge :
- Capitaine : Mei-Lin (Savin-Shin ensorceleur, artisan de génie)
- Objectifs : Etudier et Comprendre le sujet des expériences de Vitalis et les déséquilibres qu’elles créent, si possible rassembler les preuves de la culpabilité de Vitalis, développer des armes et ressources pour la Confrérie
La Flamme :
- Capitaine : Djakka (Japananka Clerc de la Tempête, combattant recouvert de bandages masquant les différents trous qui marquent son corps et produisent d’étranges musiques à ses déplacements)
- Objectifs : Force de frappe des Réprouvés, sécurisent les lieux d’opérations, réalisent les attentats ou autres actions directes de la Confrérie
Règles
Plusieurs maximes définissent leurs actions :
- Ne devenons jamais comme eux : La Nature est à toujours respecter, elle seule n’est jamais sacrifiable
- La fin justifie les moyens : éviter le plus possibles les victimes, mais l’essentiel reste le combat
Enrôlement :
Tout nouveau membre est marqué du symbole de la Confrérie, un œil pleurant une larme de sang, tatouage magique impossible à enlever et assurant la Confrérie d’un lien à vie. De base invisible, il se dévoile irrémédiablement pour tout parjure et devient source de douleur. Il est la clé ouvrant l’accès à plusieurs endroits cachés des Réprouvés. Selon la section rejointe, il est posé :
- sur la paupière de l’œil droit pour les membres de la Traque
- sur le coeur pour les membres de la Forge
- dans le creux de la main pour les membres de la Flamme

Philosophie :
Ils se saluent rituellement entre eux par une maxime ancrée : “ceux qui ne voient pas, ceux qui ne recherchent pas, ceux qui n’agissent pas” :::
Pragma
Personne ne sait vraiment dire ce qu’est Pragma, qui la compose, quelles sont leurs motivations, ce qu’ils manigancent. Ou plutôt, chacun a son avis, son opinion sur la question. Le fait est qu’ils sont extrêmement discrets, et que leur existence reste encore à prouver pour de nombreux Crusitaires. Aucune Nation ne les a officiellement reconnu et ciblé, l’Académie elle-même semble éviter toute reconnaissance. Pourtant, tout le monde connaît un type qui jure avoir croisé la route des traces qu’ils laissent derrière eux. Souvent entachées de sang.
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Mantra :
Cette organisation vise un objectif clair : ramener le monde à ce qu’il était avant les 5 Purgat. Non pas pour les combats sanglants qui agitaient le Creuset, mais pour ce monde sans Sourcellerie, sans Nature puissante et dissemblable, libérée des Bêtes-Esprits et de l’ascendant des Sourciers. Pour cela, ils ne reculent devant aucun acte, tant qu’il sert la cause. La fin justifie les moyens, aussi barbares, immoraux soient-ils. Ils ne se complaisent pas dans la violence, mais n’ont pas d’état d’âme à en user. De même, ils n’hésitent pas à faire usage de Sourcellerie, d’artefacts magiques ainsi que des talents de certains de leurs membres. Ces derniers, loin d’être mal vus, sont respectés pour le sacrifice futur qu’ils consentent, agissant à l’encontre de leurs talents de Sourciers.
Pour contenter leurs intentions subversives, la confrérie adopte une philosophie martiale, où les ordres des supérieurs n’ont pas à être questionnés, on fait confiance à son commandement, c’est cela qui fait la force de leur organisation, leur rapidité et efficacité d’intervention partout parmi le Creuset. Ils sont tous animés d’un même objectif, et cette ferveur leur donne un tempérament quelque peu zélé. Cette ardeur proche du fanatisme, la confiance qu’ils vouent à leur cause et aux leaders de leur mouvement s’incarne dans nombre de rites, codes partagés, ainsi qu’aux règles qui les unissent et les engagent.
Autant dire que le pire attend les partisans qui osent trahir l’ordre : traqués, ils seront exécutés de façon exemplaire.
Organisation :
L’ordre est constitué de 5 divisions, les Cinq Sommités d’un pentagramme, chacune avec un rôle bien spécifique :
- Force : la frappe militaire, les escouades martiales
- Renseignement : espionnage, infiltration, manipulation, contre-espionnage
- Érudition : l’étude des vestiges et textes anciens, des artefacts découverts
- Forge : l’application concrète, la transformation d’artefacts, l’invention d’outils et d’armes
- Vivier : le recrutement, la formation, les soins, l’endoctrinement, la discipline interne
Pragma structure chaque division selon les même grades, en cinq niveaux d’importance et de responsabilités croissantes, chacun associé à un symbole géométrique :
- Bris (Point) : les aspirants, encore en formation ,et potentielle chair à canon dans les opérations d’envergure
- Lames (Trait) : le socle stable des nombreux agents de confiance
- Fronde (Triangle) : chefs d’équipes ou d’escouades, qui orientent et canalisent l’action
- Bastion (Carré) : piliers de l’organisation qui encadrent et structurent, réalisent les plans de l’organisation
- Enclave (Pentagramme) : les cinq chefs des Sommités, les divisions qui structurent Pragma, qui décident de l’avenir de l’organisation
D’un point de vue ludique, pour coller aux mécaniques les plus populaires à 20 niveaux d’expérience, on peut définir l’échelle de niveaux suivante : Bris (1 - 2) / Lame (3 - 5) / Fronde (6 - 8) / Bastion (9 - 11) / Enclave (12 - 15)
Symbolique :
Leur symbole inscrit trois cercles imbriqués dans un pentagramme : la Source scellée par leur action. Chaque membre en porte un fragment sur la main. Un discret tatouage marque le dos de leur main : un simple trait surmonté d’arc de cercle dont le centre se trouverait devant le tatoué. Seul, ce tracé n’évoque rien. Mais si cinq membres agrippent ensemble un anneau, alors les dessins se rejoignent pour laisser apparaître une cercle encadré d’un pentagramme.
Dans une logique similaire, les grades sont également tatoués, cette fois sur les doigts de la même main, un point pour chaque niveau. Ils sont ainsi visibles lorsque le poing fermé est tendu en avant. Si la situation le permet (comme dans leurs bases secrètes), les membres arborent un symbole plus parlant de leur grade. Sur un médaillon, une bague, un fourreau ou un manteau, une suite des formes géométriques pour chaque niveau obtenu, imbriquées les unes dans les autres : un trait vertical inscrit dans un triangle, encadré d’un carré, lui-même cerné d’un pentagramme pour les Sommités.
Nombreux parmi les Pragma ne peuvent s’empêcher de discrètement afficher leur appartenance avec orgueil : gravures géométriques sur leurs armes, broderies ou symboles cachés au revers d’un vêtement, détails discrets dans leur équipement.
Rites et Pratiques :
- Initiation : pour rejoindre Pragma, un néophyte doit détruire deux objets : un artefact magique et un symbole de Bête-Esprit, ou de la Nature exaltée par la Source. Ce geste incarne le serment d’anéantir ce monde magique
- Chant guttural : avant chaque mission, les Pragma se réunissent et entonnent un chant sans paroles, grave, vibrant, qui les unit et les fait résonner ensemble. Ils le poursuivent jusqu’à être prêts à se jeter dans l’action
- Marques de deuil : chaque mort d’un camarade tombé en mission est inscrit sur l’avant-bras par un trait. Les membres sont libres d’en faire des simples barres ou des entrelacs stylisés, mais portent tous le poids des sacrifices
- Geste du sceau : un signe de reconnaissance entre Pragma où l’on joint le pouce et l’annulaire, formant un triangle
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